Barroc i Centre de Setmana Santa
Chapelle Royale de la Vierge de la Cinta
Chapelle Royale de la Vierge de la Cinta
Cette dévotion mariale trouve ses origines au Moyen Âge à travers le culte de sa relique : une ceinture remise, selon la tradition, par la Vierge Marie elle-même à un prêtre en 1178. Toutefois, les aléas de l’histoire firent que les travaux de la grande chapelle baroque ne commencèrent qu’en 1672. La construction fut dirigée par l’architecte Diego Martínez, qui avait participé à l’édification de la chapelle de la Vierge des Désemparés à Valence, suivant le projet d’un auteur alors inconnu.
En 1715, le peintre valencien Dionís Vidal entreprit la décoration des voûtes, mais sa mort soudaine l’empêcha d’achever plus que le premier tronçon, situé au-dessus du presbytère. Les autres parties des voûtes et la coupole furent peintes par son élève Josep Medina. Le 17 octobre 1725, au milieu de grandes festivités populaires dans les rues de la ville, la chapelle fut officiellement inaugurée par la célébration de la première messe à l’autel. Ce n’est qu’au début du XIXᵉ siècle que fut installé le dernier retable en marbre et en jaspe, commandé en 1822 et inauguré en 1825.
Le résultat de ces efforts, qui s’étendirent sur près de deux siècles et demi, est véritablement remarquable : une chapelle rectangulaire composée d’une nef divisée en deux travées, d’un transept aux bras peu profonds et d’un chevet rectangulaire. Tous les murs sont rythmés par des pilastres en jaspe de Tortosa reposant sur un haut soubassement, avec fûts cannelés et chapiteaux composites. Les murs et les voûtes présentent une riche décoration picturale, avec des fresques sur les voûtes et des peintures à l’huile dans les deux premières travées de la nef et sur les murs latéraux du transept. Dans le chevet se trouve un ensemble sculptural complet en marbre blanc représentant saint Pierre et saint Paul accompagnant la Vierge de la Cinta lors de sa descente pour remettre le cíngulum.
Au-delà de la chapelle, la cathédrale conserve une remarquable collection de retables baroques en bois, notamment ceux dédiés au Rosaire, de style rococo, et à saint Joseph, ainsi que la sacristie, datant de la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle.